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News Release

LES CONSTATS D'UNE ÉTUDE PHARE POURRAIT SIMPLIFIER CONSIDÉRABLEMENT LE TRAITEMENT DES MALADIES DU REIN PAR LA DIALYSE PÉRITONÉALE

Étude présentée lors du IXe congrès de l'International
Society for Peritoneal Dialysis

Plus de patients pourront bénéficier de cette thérapie à domicile

Montréal (Québec) - le 28 juin 2001 - Des preuves cueillies dans le cadre du plus grand essai clinique randomisé et contrôlé jamais fait sur des dialysés suggèrent que la dialyse péritonéale (DP), un traitement à domicile flexible pour personnes atteintes d'insuffisance rénale, pourrait convenir à plus de patients que la pratique actuelle ne le laisse entendre. L'étude, qui a été menée par des chercheurs au Mexique, patronnée par les autorités sanitaires de ce pays et soutenue par Baxter Healthcare Corporation et sa filiale mexicaine, a été présentée cette semaine lors d'une séance scientifique invitée du IXe congrès de l'International Society for Peritoneal Dialysis (ISPD), à Montréal.

Selon le Dr Peter G. Blake, professeur adjoint de médecine à l'University of Western Ontario, à London (Ontario), et membre du groupe de travail de la National Kidney Foundation Dialysis Outcomes Quality Initiative (DOQI) sur la suffisance (ou adéquation) de la dialyse péritonéale, " c'est une étude phare pour tous ceux au monde qui s'intéressent à la néphrologie, parce qu'il s'agit d'un essai qui est de grande qualité, multicentrique, prospectif, randomisé et contrôlé sur un grand nombre de patients. Ses résultats sont donc très crédibles et nous fournissent des preuves statistiquement solides pour la simplification de nos traitements par DP, sans que les résultats pour le patient soient sacrifiés. Les constats, qui remettent en question les recommandations quant au traitement de la DP, devraient rendre beaucoup plus facile la prescription de ce traitement et pourraient également donner à beaucoup plus de patients la possibilité d'en bénéficier. "

La diminution de l'activité rénale fonctionnelle augmente le niveau de toxines et de déchets dans le sang. Lorsque les reins n'arrivent plus à éliminer suffisamment de toxines, la thérapie de DP aide à éliminer ces substances à travers la membrane péritonéale; normalement, il s'agit d'éliminer de petits solutés comme l'urée et la créatinine. Cette membrane, qui se trouve dans l'abdomen, sert de filtre naturel des déchets lors de la thérapie de dialyse et se substitue au rôle joué par des reins sains.

Jusqu'à présent, de nombreux spécialistes prescrivant la DP ont cru que l'augmentation de la clairance des petits solutés permettait d'augmenter le taux de survie. Cette augmentation se fait par une hausse du volume de fluide pompé dans la cavité abdominale, ou par une hausse du nombre d'échanges de fluide effectuées chaque jour, ce qui est souvent difficile pour les patients, les médecins et le personnel infirmier. En même temps, cette pratique a augmenté les frais de traitement, a rendu plus complexe la gestion des prescriptions et pourrait également contribuer à des taux plus élevés d'abandon de la thérapie suite à l'incapacité d'atteindre les niveaux de clairance ciblés.

Les nouvelles preuves présentées devant l'ISPD permettent de mieux comprendre la thérapie de DP, surtout le rapport entre la clairance réalisée et la survie des patients. Dans la pratique de tous les jours, de nombreux patients ont de la difficulté à atteindre les niveaux élevés de clairance des petits solutés qui sont devenus la norme dans bien des pays (clairance de 60 litres de créatinine par semaine). L'étude offre la première preuve que la recherche de niveaux plus élevés de clairance des petits solutés - si difficile pour beaucoup de patients - ne donne pas un meilleur taux de survie que les niveaux de clairance qu'il est plus facile d'atteindre en pratique réelle. Et les constats suggèrent que de nombreux patients ont peut-être abandonné inutilement leur thérapie de DP à cause de la présomption qu'un niveau de clairance moins élevé compromettrait leur survie.

"Quoiqu'il reste à évaluer toute la portée de cette étude, mes collègues et moi avons maintenant l'assurance que nous pouvons faire diverses prescriptions selon les besoins de nos patients et atteindre les mêmes avantages en matière de survie, a déclaré le Dr Blake. Nous croyions que ces avantages ne pouvaient se réaliser que par un effort agressif vers un seul niveau cible de clairance, mais cet effort était souvent trop exigeant pour nos patients. J'attends avec impatience le contrôle de cette étude par nos pairs et sa publication pour que les organismes qui élaborent des lignes directrices de traitement puissent réévaluer les normes actuelles."

Les essais cliniques reflètent la pratique clinique réelle L'étude ADEMEX (Adequacy of Peritoneal Dialysis in Mexico) est un essai prospectif, randomisé et contrôlé portant sur 965 patients en dialyse péritonéale continue ambulatoire au Mexique qui ont été suivis pendant au moins deux ans. Cet essai historique a été conçu pour tester l'hypothèse selon laquelle enlever davantage de certaines toxines pourrait réduire la mortalité chez les patients, principal point de vérification de l'étude. Les patients ont été divisés aléatoirement en deux groupes d'étude : le groupe de contrôle actif devait faire un échange normal de 2 L quatre fois par jour, ce qui était la prescription normale au Mexique pour les patients qui ne participaient pas à l'étude (moyenne de clairance de la créatinine par voie péritonéale de 45 L par semaine). La dose du groupe du traitement a été modifiée, soit en augmentant le volume de remplissage (à 2,5 ou 3 L) ou en augmentant le nombre d'échanges à 5 par jour avec un échange de 2,5 L pour arriver à la clairance cible de 60L par semaine.

Les patients inscrits dans l'étude ont été aléatoirement assignés au groupe qui recevait le traitement ou au groupe de contrôle. Au départ, les groupes de l'étude étaient égaux quant aux caractéristiques démographiques (âge et sexe), à l'origine de la maladie rénale et la prévalence de pathologies préexistantes (p. ex., diabète), tests sanguins et données d'examens médicaux (p. ex., tension artérielle, poids, taille).

Le modèle d'étude clinique a réussi à atteindre la différence souhaitée dans les mesures de clairance de créatinine par voie péritonéale, qui étaient plus élevées dans le groupe d'intervention, et à maintenir cette différence sur toute la durée de l'étude. En moyenne, les deux groupes étaient séparés par une très importante différence de 11 litres de clairance de créatinine mais ne montraient pas de différence dans la survie. En outre, une importante différence a également été atteinte entre les deux groupes quant au Kt/V d'urée, autre mesure de clairance de soluté (le groupe de contrôle péritonéal avait une moyenne de Kt/V de 1,62 contre 2,13 pour le groupe de traitement), sans différence sur le taux de survie.

Choix de traitement pour les personnes atteintes d'insuffisance rénale
Deux sortes de traitements sont offerts aux patients atteints d'insuffisance rénale chronique : la greffe rénale et la dialyse (hémodialyse ou dialyse péritonéale). La dialyse péritonéale, forme de dialyse
effectuée à domicile, utilise la membrane péritonéale comme filtre. Pour cela, le médecin insère un cathéter dans la paroi de la cavité péritonéale dans laquelle la solution de la dialyse est injectée. Par effet d'osmose, les toxines et l'excès de fluide traversent la membrane pour passer dans la solution. Après une stase prédéterminée, la solution est drainée hors de la cavité par cathéter.

Dans l'autre forme de thérapie nommée hémodialyse, pour évacuer les déchets du sang, une aiguille est insérée dans un vaisseau sanguin du bras ou de la jambe. Le sang passe alors dans un rein artificiel qui contient un système de filtrage nommé dialyseur lequel purifie le sang et le renvoie ensuite dans le corps. La plupart des personnes qui sont traitées par hémodialyse doivent aller à l'hôpital ou dans un centre de dialyse trois fois par semaine et y rester plusieurs heures.

On pense que plus d'un million de personnes dans le monde souffrent d'insuffisance rénale chronique et sont traitées au moyen d'une forme dialyse; 10 à 15 p. 100 d'entre elles ont recours à la dialyse péritonéale. On s'attend à une augmentation du nombre de personnes atteintes d'insuffisance rénale chronique de 8 p. 100 par an à l'échelle mondiale.

Baxter est un chef de file mondial des fournisseurs de produits et de services de soins des reins. En 1956, la société a fait œuvre de pionnier dans l'hémodialyse en présentant le premier rein artificiel disponible à grande échelle. Près de 20 ans plus tard, Baxter était une des premières sociétés à offrir la DP.

Baxter Healthcare Corporation est une filiale en propriété exclusive de Baxter International Inc., société mondiale de produits et de services médicaux qui, par ses filiales, propose des thérapies pour les personnes dont l'état de santé est grave. Les produits et les services de Baxter dans les domaines de la bioscience (produits biopharmaceutiques et de biochirurgie, vaccins et thérapeutiques transfusionnelles), des médicaments et de la thérapie rénale sont utilisés par les fournisseurs de soins et leurs patients dans plus d'une centaine de pays.

FOR ADDITIONAL INFORMATION:

 

 

Entrevues avec les médias (Montréal) :

Krista Webster, 514-231-3196
Julie Murphy, 514-978-1082

Entrevues avec les médias (reste du Canada) :

Dorenda McNeil, Kathleen O'Brien,
Lesley Kisil 416 967-3702

 
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